Anarcho-dandies how do you do ?
Dans l'histoire des idéologies politiques et de l'activisme il est un fait récurent: l'inaction. Combien de fois avons-nous entendu déblatérer par des tribuns de merveilleux discours: paroles enflammées, diatribes agressives et révolutionnaires. Las, hélas, des théories, peu de pratique.
Or nous, nous refusons d'entrer dans cette logique. D'ailleurs nos membres sont tous des gens motivés et comploteurs compulsifs. Voici donc un programme d'action contre le monde moderne dans toutes sa vilainie.
Je ne prétend pas "dépassé le maître", donc je ne vais faire que recopier le "Programme d'attaque de l'anarcho-dandy" de nos grands modèles: Gustave Temple et Vic Darkwood, je ne me contenterai que de préciser ou ajouter certaines choses (qui se remarqueront par leur caractère gras).
"La première phase de l'entraînement au camp Derby de Pemlico, met nos recrues aux prises avec les défis les plus courants auxquels elles seront confrontés dans le monde moderne.
1. Fast-Food : Entrez dans une antenne de MacDonald's et commandez un martini dry suivant votre recette personelle ( et fortement recommandé par le club les réaco-chic parisiens.) : dix mesures de Gordon Gin, éclairées d'un trait de Vermouth, et une olive d'Andalousie
2. Chaîne de Prêt-à-Porter : Demandez à parler au maître tailleur. Si l'on vous répond qu' "il n' y en a pas ici", demandez que les mesures de votre costume soient prises par une jeune et charmante vendeuse. Et si la réponse est toujours aussi désagréablement négative, laissez votre carte !
3. Enseigne de Pubs : Entrez dans une enseigne All Bar One vêtu d'un fez rouge, d'un pyjama en soie et d'une robe de chambre. Commandez un verre de porto, une assiette de stilton et un boy turc pour allumer votre cigare (Cohiba ou Romeo y Julietta !).
4. Boîte de Nuit Branchée : Lors d'une soirée Garage en boîte de nuit, persuadez tous les clients de l'établissement de se réunir dans votre propre garage. Enchantez-les avec quelques 45 tours."
Vous remarquerez que notre déterminisme à la révolution ne passe pas par la violence mais par ce que tous chap connait: "le soulèvement par le charme."
Vous voilà donc armez et prêt à partir guerroyer contre les oligarques du vestimentaire. Si vous rencontrez des problèmes avec les condés, cela est normal. Prévenez-nous là où vous savez et nous vous aideront bien vite.
Bonne nuit et bonne action directe !
Baroque
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mercredi 7 mars 2012
dimanche 5 février 2012
De la politesse du tabac !
Ami dandies, chap et réaco-chic,
Le tabac est un bonheur à nul autre pareil ! Mais pour l'apprécier pleinement en plus de fumer un bon tabac, il faut le fumer poliment ! Nous autre fumeurs ne devons pas indisposer notre entourage par les douces et agréables effluves envahissant la pièce.
La première des politesse et bien évidemment de demander la permission à la maîtresse de maison ou à l'hôte en général ! Finalement nous devons veiller le plus possible à ne jamais gêner ou déranger les personnes notamment les sublimes créatures que sont les femmes ! En effet le tabac s'il est agréable est aussi un moyen de séduire (les ronds de fumée c'est bien mais pourquoi ne pas faire des coeurs ou des roses, cela demande certes un peu plus d'entraînements mais le résultat est spectaculaire et bien plus efficace pour passer au boudoir !), or il est bien évidemment contradictoire de rebuter la douce et belle créature de vos rêves en sentant fort l'odeur de votre mélange spéciale pipe chacom ! Donc même si vous avez envie de fumer, abstenez vous si la maîtresse de maison s'y oppose. Enfin soyez tout de même rassurez, avec le développement du tabac féminin cette situation se fait désormais fort rare, bien heureusement ! Ceci dit, même si vous êtes chez vous abstenez vous de fumer, si cela gêne nos farouches dames, mais si cela ne gêne que des hommes n'hésitez pas vous êtes chez vous après tout ! Et si cela ne gêne personne, hé bien profitez-en !
Quand enfin vous avez obtenu la permission de fumer, proposez toujours aux femmes vos divers tabac et acceptez leurs demandes même les plus incongrues ! En revanche pour les hommes, laissez les demander seuls et -sauf si c'est un ami cher ou utile- vous n'êtes pas obligé d'accepter ses demandes même les plus simples ! Voici ensuite le rituel souvent compliqué puisque vous serez le seul, comme d'habitude, à avoir un briquet (c'est là qu'on reconnait le réaco-chic et le chap: toujours prévoyant !) de l’allumage. D'abord les femmes puis les hommes (seulement s'ils n'ont pas de briquet ! Sinon refusez, vous seriez considéré comme inférieur à eux, or le réaco-chic est un snob prétentieux se considérant au-dessus de tout le monde !). N'oubliez en revanche JAMAIS que l'on allume JAMAIS trois fois du tabac avec la même flamme, sinon la troisième personne ayant vu son tabac enflammé sera morte dans l'année (sombre présage il faut bien le reconnaître sans compter les frais en déstressant pour tâcher d'atténuer l'angoisse de la mort imminente !) et vous en seriez responsable, ce qui reste accessoirement dérangeant tout de même n'est-il pas ?
Maintenant vous fumez enfin, un parfum subtile, aux notes épicées ou vanillées vous envahi le palais, vous arrivez au nirvana tabagique, et la tête renversée sur le corps de votre maîtresse ce n'est pas la fée verte que vous observez mais les longs et sinueux nuages de fumée monter et stagner dans la pièce. Veillez juste à ne pas cracher cette fumée au nez des convives de la soirée ou des gens aux alentours, vous passeriez pour le dernier des faquins et des rustres plébéiens de ce monde (et même si un réaco-chic dois se faire remarquer ce n'est pas comme ça qu'il convient de le faire voyons !).
Ça y'est j'ai fini cette brève esquisse de la politesse tabagique, je vous laisse déguster vos romeo y julietta en paix !
Ami fumeurs et réaco-chic bien le bonsoir !
Baroque.
Le tabac est un bonheur à nul autre pareil ! Mais pour l'apprécier pleinement en plus de fumer un bon tabac, il faut le fumer poliment ! Nous autre fumeurs ne devons pas indisposer notre entourage par les douces et agréables effluves envahissant la pièce.
La première des politesse et bien évidemment de demander la permission à la maîtresse de maison ou à l'hôte en général ! Finalement nous devons veiller le plus possible à ne jamais gêner ou déranger les personnes notamment les sublimes créatures que sont les femmes ! En effet le tabac s'il est agréable est aussi un moyen de séduire (les ronds de fumée c'est bien mais pourquoi ne pas faire des coeurs ou des roses, cela demande certes un peu plus d'entraînements mais le résultat est spectaculaire et bien plus efficace pour passer au boudoir !), or il est bien évidemment contradictoire de rebuter la douce et belle créature de vos rêves en sentant fort l'odeur de votre mélange spéciale pipe chacom ! Donc même si vous avez envie de fumer, abstenez vous si la maîtresse de maison s'y oppose. Enfin soyez tout de même rassurez, avec le développement du tabac féminin cette situation se fait désormais fort rare, bien heureusement ! Ceci dit, même si vous êtes chez vous abstenez vous de fumer, si cela gêne nos farouches dames, mais si cela ne gêne que des hommes n'hésitez pas vous êtes chez vous après tout ! Et si cela ne gêne personne, hé bien profitez-en !
Quand enfin vous avez obtenu la permission de fumer, proposez toujours aux femmes vos divers tabac et acceptez leurs demandes même les plus incongrues ! En revanche pour les hommes, laissez les demander seuls et -sauf si c'est un ami cher ou utile- vous n'êtes pas obligé d'accepter ses demandes même les plus simples ! Voici ensuite le rituel souvent compliqué puisque vous serez le seul, comme d'habitude, à avoir un briquet (c'est là qu'on reconnait le réaco-chic et le chap: toujours prévoyant !) de l’allumage. D'abord les femmes puis les hommes (seulement s'ils n'ont pas de briquet ! Sinon refusez, vous seriez considéré comme inférieur à eux, or le réaco-chic est un snob prétentieux se considérant au-dessus de tout le monde !). N'oubliez en revanche JAMAIS que l'on allume JAMAIS trois fois du tabac avec la même flamme, sinon la troisième personne ayant vu son tabac enflammé sera morte dans l'année (sombre présage il faut bien le reconnaître sans compter les frais en déstressant pour tâcher d'atténuer l'angoisse de la mort imminente !) et vous en seriez responsable, ce qui reste accessoirement dérangeant tout de même n'est-il pas ?
Maintenant vous fumez enfin, un parfum subtile, aux notes épicées ou vanillées vous envahi le palais, vous arrivez au nirvana tabagique, et la tête renversée sur le corps de votre maîtresse ce n'est pas la fée verte que vous observez mais les longs et sinueux nuages de fumée monter et stagner dans la pièce. Veillez juste à ne pas cracher cette fumée au nez des convives de la soirée ou des gens aux alentours, vous passeriez pour le dernier des faquins et des rustres plébéiens de ce monde (et même si un réaco-chic dois se faire remarquer ce n'est pas comme ça qu'il convient de le faire voyons !).
Ça y'est j'ai fini cette brève esquisse de la politesse tabagique, je vous laisse déguster vos romeo y julietta en paix !
Ami fumeurs et réaco-chic bien le bonsoir !
Baroque.
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lundi 30 janvier 2012
L'art tabagique
Bonsoir anarcho-dandy, bonsoir ami chap !
Fumer... Fumer aujourd'hui est un moyen pour les gens de se déstresser, d'oublier, de soulager leurs angoisses, nombreuses dans cette société moderne (il faudrait d'ailleurs faire une étude pour voir les rapports entre le stress et le fait désormais d'être mal vêtu. Je pense que les résultats seraient étonnants !).
Le temps est bien loin où le fumeur était un amateur de tabac, qui comme l'oenologue connaissait et dégustait la fumée merveilleuse de chaque feuilles de tabac qu'il avait en bouche. Aujourd'hui les gens, sûrement devenu fou, fument d'immondes cigarettes froide et sans saveur dont le goût ne change peu ou prou entre les marques, si ce n'est d'immonde cigarette au chocolat ou mentholée.
Mais l'art tabagique c'est répandu relativement tard dans nos sociétés, et ce fut d'abord le tabac dit "froid" qui s'imposa (chiquer, priser !) puis le tabac "chaud", découvert par les conquistador espagnols aux XV et XVIèmes siècles. Ce fut d'abord le cigare qui se démocratisa, puis les petits cigares pour les gens plus miséreux: la cigarette (qui n'est pas ce que nous connaissons aujourd'hui.). Les différents etat européens vont tenter d'interdire le tabac mais très vite il vont le tolérer puis l'accepter devant les juteux profits qu'il développe.
Nous réaco-chic nous fumons avant tout pour le bonheur du palais. Notre prédilection nous porte en premier lieu vers la pipe. Ah quelle merveilleuse création ! Tout dans la pipe est agréable: l'odeur, le goût, la pipe en elle même. Cependant la pipe est plus qu'un plaisir des sens, c'est aussi un art. Combien de fois ne sommes nous pas restés émerveillés devant un présentoir sur lequel reposait des centaines de pipes de formes, de couleur, de tailles, de marques différentes ! Tous ses choix influent d'ailleurs sur le goût du tabac, ce n'est donc pas qu'un simple problème superficiel. Les tabac sont eux-aussi beaucoup plus variés que ceux des cigarettes, puisque l'on en trouve des centaines et qu'il est ensuite possible de mélangé ses tabac pour créer celui qui nous correspondra le mieux. Les plus agréable et à privilégié sont ceux parfumés à l'alcool et vendu dans une boîte en fer beaucoup plus chic qu'un paquet fragile et souvent de goût douteux ! En plus l'avantage considérable de la pipe est qu'elle rend rarement dépendant et donc nous ne finançons pas par nos achats compulsifs cet état "bling-bling" que nous avons jurés d'abattre ! La pipe pourra et devra se fumer n'importe où (champs-de-course, golf, poker, casino, salon, rue, club) puisqu'elle est un accessoire indispensable à notre tenue de tweed; mais cependant attention à assortir votre pipe à votre tenue et au lieu dans lequel vous vous trouvez. En effet dans votre villégiature de la city prenez une pipe plutôt chic, mais si vous êtes en partie de chasse dans votre domaine campagnard prenez une pipe à l'aspect plus rustique !
Il y-a ensuite le cigare, alors là c'est plus compliqué. En effet il reste peu démocratisé (et c'est tant mieux !) mais il fait aussi très banquiers et politiciens que nous honnissons. L'anarcho-dandy se démarquera en fumant certes de bon cigares mais des modules plus fantaisistes venant d'autre terroir ! Certains d'entre-nous vont jusqu'à développer un "snobisme" anti-cubain, préférant fumer des cigares venant de République Dominicaine, du Honduras et du Nicaragua ! C'est une fantaisie amusante que je ne partage pas ! Le but est de se faire plaisir, mais nous ne devons avoir l'air de banquier, soyons plus fantaisistes !
Cependant le cigare restera cantonné au salon et au fumoir entre ami contrairement à la pipe.
Le cigarillos... Là le sujet est relativement délicat ! Pas très répandu il reste néanmoins très connoté plébéien ! Je me bornerai donc à mentionner que le réaco-chic ne fumera que des grandes marques (les romeo y julietta sont très bons.) et ne les fumera que dehors, dans les salons et club il ne sera fumé que cigares et pipes.
Et bien sûr, pour l'utilisation privé afin de s'échapper de la morosité ambiante et de replonger dans les charmes exotiques il y-a la chicha que chaque chap se doit de posséder ! Cette dernière permet de s'échapper loin, de revenir à l'ère coloniale chez "mama san" comme dans un Singe en hiver d'une certaine façon ! Ah le charme exotique, le voyage en restant chez soi ! Fumer sa chicha en déclamant des vers de Victor Hugo est presque aussi doux que de faire la cours à une grande et belle dame, comme chaque réaco-chic en connait. Mais je le répète, elle ne se fumera qu'en privé, seul ou avec votre amante !
Bonsoir conspiratrices en robe et conspirateurs en tweed !
Baroque.
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dimanche 29 janvier 2012
le dandy
De l’élégance et du dandysme
Le dandy est un individualiste. « Un individualiste
réfractaire et rebelle », dit de lui Antoine Compagnon . Il s’exclut
volontairement de la société dont il méprise les règles et la morale. Prendre
un état lui répugne : plutôt mourir que de gagner sa vie. Il meurt de toute
façon et, avant, il perd souvent : la société, dont il peut étonner un temps
les élites, lui fait payer cher son indépendance. Elle l’oublie, elle l’exile,
elle l’emprisonne, elle le déclare fou, elle l’accule au suicide – c’est selon.
Le bourgeois est son ennemi. Il hait ses certitudes, sa panse et sa
bien-pensance. Aristocrate, il l’est par essence, sinon par naissance. Il
provoque et il transgresse. Son arme favorite, c’est l’ironie, cette langue
dans la langue que ne comprendront jamais les convaincus et les importants. Il
ne manque pas de tact, dans le sens où, selon la formule de Cocteau, il sait «
jusqu’où aller trop loin ». Mais, à force de côtoyer les limites, il lui arrive
de les outrepasser. Ses juges sont alors impitoyables : « Menez à son lit cet
ivrogne », dit le prince de Galles à son
domestique en lui désignant Brummell qui venait de commettre la provocation de
trop.
Son destin tient de la tragédie. Il se dresse seul contre
l’absurdité de l’existence. Ni l’amitié ni l’amour ne lui sont d’aucun secours.
Il est antiphysis. La chair, au fond, le dégoûte ; il la couvre d’un voile – le
plus beau voile qui soit. L’habit, c’est l’apparence qu’il s’est choisi, celle
qui s’accorde aux couleurs de son âme. Son unique soutien, c’est lui-même, ou
plutôt l’idée qu’il se fait de lui.
Son but est connu : faire de sa vie une œuvre d’art. Il
parle comme une musique, il bouge comme une danse, il pense comme une maxime,
il pose comme un portrait. Poseur, il l’est – dans le genre, c’est même un
modèle ! Artiste, le dandy prend sa vie pour matière de son art. Son œuvre, dès
lors, ne peut être que périssable : « C’était sur place qu’était sa valeur »,
dit Barbey de Brummell. En un sens, les grands dandies furent des « performeurs
» avant l’heure. Ils firent d’eux-mêmes les sujets et les objets de leur
création. Un dandy qui se regarde dans le miroir, c’est un peu comme un amateur
de peinture qui contemple un Vinci.
Ecrivains, les dandies le sont souvent Et quand ils ne le
sont pas, leur vision de la vie est tout de même littéraire. Certains – parce
qu’ils avaient l’étoffe de héros – ont inspiré de grands romans. Qui n’est pas
imprégné de littérature peut-il saisir l’essence du dandysme ? Ma question vaut
réponse.
Il est sociable. Il peut être mondain. Sa courtoisie n’est
jamais prise en défaut. Ses relations sont nombreuses, qui assoient sa
réputation. Connaît-il l’enthousiasme ? Il n’hésite pas, en tout cas, à montrer
sa satisfaction. Il sourit plus qu’il ne rit. Il se prête et ne se donne pas.
Il aime la vie et ses plaisirs. Profondément, c’est un matérialiste. Lui se
plaît à se qualifier d’épicurien.
Il ne déteste pas l’art (les artistes, c’est à voir), mais
le comprend-il vraiment ? L’aventure de l’art, il la laisse courir à d’autres.
Il aime le beau – pas le bizarre.
Le dandy et l’homme élégant se retrouvent dans leur refus
des épanchements faciles. Face à la souffrance, ils font front, par stoïcisme
ou par respect des convenances. Peut-on dire que le dandysme commence là où
finit l’élégance ? Je ne connais pas de dandies dignes de ce nom qui aient
ignoré les règles de celle-ci. Leur maîtrise est un préalable nécessaire à
l’éclosion du dandysme. On a écrit que le dandysme pouvait se définir comme «
un paroxysme de l’élégance ». Arrivé au terme de ma confrontation – dont je
perçois les limites et les simplifications -, je dirais plutôt qu’il en est un
dépassement.
mercredi 25 janvier 2012
Pilosité... révolutionnaire ?
Anarcho-dandy bien le bonsoir !
Je vous narrais hier quelle était la nécessité de bien se vêtir pour des gens comme nous afin de mener la "révolution par le tweed" à terme ! Mais bien se vêtir n'est pas le tout du mouvement ! Notre esprit réactionnaire et de sape du système passe aussi par certains accessoires mais aussi par notre pilosité faciale !
En effet le port de la moustache (ou de la barbe) et le brossage des cheveux sont des inconditionnels pour notre mouvement ! La moustache, tant abhorrée de nos jours sauf par quelques dandies réac (preuve que notre doctrine se répand doucement mais sûrement !), est le symbole même de nos valeurs: galanterie, chevalerie, virilité, et bien sûr réaction ! La moustache fait le charme tout viril et réactionnaire du réaco-chic. La femme, votre dulcinée ne peut se sentir qu'en sécurité face à une telle fierté ! En effet porter la moustache ne va pas à tout le monde, et ceux donc qui la porte prouve par là qu'ils possèdent de l'estime, de la fierté, de la masculinité et bien sûr de l'assurance ! La moustache se décline sous plusieurs formes qui tendent toutes à faire passer un message sur le caractère et la personnalité du réaco-chic rencontré ! La barbe est un cas similaire quoique moins efficace puisque bien plus banal, le réaco-chic se contentera donc de forme plus originales mais refusera toujours la barbe de trois jours qui fait jeune premier du cinéma et mannequin de ces marques vestimentaires que nous avons fais serment de détruire !
Les cheveux, ah c'est toute une histoire. Depuis la première coupe chez le coiffeur, symbole par les cheveux qui pousse et que l'on coupe de la vie qui avance impitoyablement, les cheveux deviennent vite un enjeu même chez la toute jeune personne. D'ailleurs beaucoup ont vu naître leurs vocations de réaco-chic ou de chap en philosophant sur leur pilosité crânienne. L'anarcho-dandy ne portera jamais des cheveux trop court (sauf pour nos amis à calvitie ou chauve, enfin dans se cas le problème n'existe plus.) et encore moins trop long ! L'objectif, ne l'oubliez pas, est toujours le même: faire passer notre message et rallier les gens à notre combat ! Or si nous avons l'air sale sur nous, mal peigné avec des cheuveux trop long,nous ne serons que de chimériques repoussoirs !
Donc le réaco-chic se doit d'avoir les cheveux toujours propre ! Deux à trois shampoing par jour ne font guère de mal, si ce n'est même jamais; un à chaque partie de la journée: matin, midi et soir. Préférez des shampoings parfumés. Mais dans ce dernier cas attention à ce que l'odeur du shampoing soit en adéquation avec celle de votre eau-de-toilette !
Tiens à propos d'eau-de-toilette, sachez que celle-ci est importante, un réaco-chic non parfumé n'est plus un réaco-chic tout bonnement (s'il l'a été d'ailleurs entendons-nous bien !). Le port d'eau-de-parfum est obligatoire, certes cela fait minet, hé bien merde à l'ordre moral de l'inélégance ! Un gentleman réaco-chic se doit toujours de diffuser autour de lui une belle et fraîche odeur, comme carte de visite et comme signe de sa présence même si elle n'est point visible ! De plus "homme parfumé, femme attirée !" comme dit un vieux proverbe chap ! Les eaux-de-toilette sont comme les vêtements, selon les périodes de la journée et les occasions on en changera et on tentera de porter le parfum adapté à chaque circonstances ! Certes cela représente un budget conséquent, mais le réaco-chic s'en raille ! En effet le combat engagé demande des sacrifices !
N'oubliez pas amies et ami dandy: "Amour, Moustache, Révolution !".
Au revoir et bonne soirée !
Baroque
lundi 23 janvier 2012
De l'art (véritable) de bien se vêtir pour un réaco-chic.
Ami réaco-chic,
Savoir se vêtir élégamment, en toutes circonstances et de façon réac est d'un charme presque équivalent à celui de l'absinthe, mais cette qualité est aussi pleine de danger. Le matin pour la masse se vêtir n'est qu'habitude afin de ne pas rester nue. Mais pour nous cette partie la plus importante de la journée est aussi le moment de tous les dangers. Pour quelle occasion ? Quel temps fait-il dehors ? Et la luminosité ? Mes vêtements sont-ils accordés ou est-ce que je ressemble à un épouvantail plébéien tel qu'on les croise en nombre aux abords de la Seine ? Suis-je décalé sans être grossier et ridicule ? Me distinguerai-je dans le métropolitain ? Mon chapeau est-il bien mis ? Mon parapluie est-il correctement replié ? Combien d'heures restons-nous devant le miroir, nous ne serions le dire, ni même combien de fois nous changeons de vêtements, essayant sans cesse et ne parvenant à trouver l'ultime accord, la classe absolue.
Savoir se vêtir est d'un importance capitale de nos jours, nos vêtements reflètent nos vertus, nos vices, ils représentent notre supériorité mentale, notre chevalerie des temps modernes ! Les vêtements reflètent donc ce que nous sommes, car si l'habit ne fait pas le moine c'est entendu il fait tout de même le chap ou le réaco-chic ! Mais il ne suffit point de posséder de beaux, luxueux et coûteux habits pour être élégant, les hommes politiques en ont mais sombre dans le "bling-bling" grossier. Il faut aussi que les vêtements soient des classiques inébranlables, un beau costume de tweed est préférable à un blazer qui se veut trop moderne. J'en profite ici pour affirmer de façon partiale que l'Anglais c'est mieux que l'Italien !
N'oubliez pas que nous sommes des gentlemen révolutionnaires au chic réactionnaire, de véritables anarcho-dandys. Et cela doit se voir ! Peu importe que la foule grotesque et mal-habillée nous trouve saugrenus. C'est même avantageux, nous les rendons curieux et nous les attirerons dans notre conspiration contre le "totalitarisme financier" des super-marchés de l'habillement bas-de-gamme et informe !
Fi ! Ayons le sens de la perfection que diable ! C'est l'étape primordiale pour être un réaco-chic et un anarcho-dandy ! " Le génie, a-t-on coutume de dire, est "le sens infini de l'effort". Cette définition pourrait tout aussi bien convenir au gentleman, au vrai, celui qui ne laisse rien au hasard" lisais-je ce matin. C'est remarquablement bien résumé. La route sinueuse et longue du réaco-style demande beaucoup d'effort tant pour se vêtir que pour mener à bien la "révolution du tweed" que nous imposerons dans nos sociétés ! Mais cependant attention il ne suffit pas d'être habillé de tweed et de grogner contre les super-marchés de l'habillement pour être un réaco-chic (cependant c'est une condition préalable et vous êtes sur la bonne route pour le devenir !), même déshabillé on reste un réaco-chic. Si certains pensent que le tâche est trop ardue, trop dur nous leurs conseillons de renoncer ! On n'est pas "presque" anarcho-dandy et réaco-chic, comme l'on n'est pas "presque" gentleman, on l'est ou on ne l'est pas !
Voilà quel fut le résultat et le bienfait de la défaite de Waterloo: ce ne furent pas les troupes anglaises qui nous conquirent mais le tweed puis la mode anglais. Les anglophobes nombreux en France tentèrent bien mais de façon vaine de la pourfendre comme étant "la mode la plus triste au monde", mais depuis 3 siècles elle résiste et est pour nous l'apogée du raffinement, le summum du chic et du goût.
Maintenant que vous savez pourquoi nous autre réaco-chic nous nous devons d'être bien vêtu, vous pouvez partir à l'assaut des usines de vêtements grossiers avec un programme d'action que je vous définirais bientôt ainsi que les accessoires qui accompagneront notre chic réactionnaire !
Bonne soirée et à bientôt !
Baroque
PS: N'oubliez pas qu'être réaco-chic est l'accomplissement de l'Homme civilisé.
dimanche 22 janvier 2012
En guise d'introduction.
"Savoir-vivre et style réactionnaire pour gentleman révolutionnaire"...Drôle de citation n'est-il pas ? Mais citation qui dit tout sur ce futur blog. Toutefois je tiens à apporter des précisions.
Par réactionnaire, terme ô combien galvaudé de nos jours, j'entend non pas le sens politique du terme mais le sens premier de réagir face à quelque chose. Et c'est bien de ça qu'il s'agit ami lecteur, en effet ce blog aura pour but de réhabiliter styles, vêtements disparus qui firent l'élégance, le chic d'un Bogart, du duc de Windsor (génial créateur du noeud de cravate du même nom !), d'un Oscar Wilde. Chic aujourd'hui emporté par les grandes enseignes vestimentaires, fini les Hubert Bonisseur de la Bath, les Black and Mortimer, les Clifton place au vulgaire et au mieux à l'inélégance où des pièces de tissus grossièrement taillées, aux couleurs bigarées et agressives, aux logos disproportionnés ont remplacées les classiques qui de tous temps firent le succès du gentleman auprès de sa dulcinée ! Il est temps de mener le combat pour la réhabilitation du tweed, du costume, de la cravate; tous ses inconditionnels de l'Homme élégant !
J'en entend se gausser de trouver dans cette citation des mots qui leur semble inconciliables et antinomiques, à savoir "révolutionnaire" et "réactionnaire" ! Mais si nous réfléchissons bien ces mots ne sont pas si opposés ! En effet pour la bataille décisive qui s'engage où nous hommes raffinés sommes opposés à la plèbe grossière et surtout au lobbie vestimentaire "low cost", il va nous falloir ruser, agir subrepticement contre cette chappe de plomb qui recouvre nos concitoyens et qui, à la grande souffrance de nos yeux, les pousse à s'habiller étrangement, sans imagination et sans accords ! De plus la révolution va être d'imposer la réaction... Vous me suivez n'est-ce pas ?
Mais pour mener le combat nous allons devoir nous appuyer sur le savoir-vivre, notion qui nous permettra de faire passer notre message furtivement par notre comportement exemplaire et charmant en endormant la méfiance adverse ! La politesse, la courtoisie, la galanterie très importante (nous nous mettrons à dos les féministes en continuant à utiliser le très beau mot de "mademoiselle") et bien sûr l'humour et l'auto-dérision (n'oublions pas le snobisme tout de même) !
Certains d'entre-vous m'auront percés à jours, je suis assez proche du mouvement chap mais avec des spécificités françaises il va sans dire . D'ailleurs le livre qui est toujours sur ma table de nuit est le Manifeste Chap de Gustave Temple et Vic Darkwood !
Baroque.
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